ECLAIRAGE

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Mis à jour le 12 décembre 2008

Les informations fournies par cette fiche sont indicatives, sans valeur légale et sans caractère obligatoire.

Définition de la nuisance ou situation dangereuse

La bonne exécution des tâches de travail demande un éclairage adapté. Un manque ou un excès de lumière est gênant et peut être source d’accident de travail. L’éclairage doit être conçu et réalisé de manière à éviter la fatigue visuelle. La pénétration des rayons solaires sur les zones de travail doit être maîtrisée afin d’éviter l’éblouissement et la fatigue visuelle provoqués par des surfaces de forte luminance ou par des rapports de luminance trop importants entre surfaces voisines.
L’éclairage a une influence importante sur la productivité, la qualité et surtout sur la sécurité du travail. Un bon éclairage diminue la fatigue et permet d’identifier plus rapidement les dangers éventuels.

Danger

10 % des AT seraient dus à un niveau d’éclairement insuffisant, voire davantage pour les chantiers BTP. Le risque d’accident électrique est très inférieur au risque d’accident induit par un éclairage insuffisant.
Un éclairage trop puissant peut être générateur d’éblouissement et donc source de fatigue.
Un déséquilibre des niveaux d’éclairement peut entraîner des éblouissements ou des trous noirs lors des déplacements : risques d’accidents.

Article R. 232-6-2

 

Locaux de travail

Minimum

Espaces extérieurs
(chantiers)

Minimum

Voies de circulation intérieures 40 lux Zones et voies de circulation extérieures 10 lux
Escaliers et entrepôts 60 lux Espaces extérieurs où sont effectués des travaux permanents 40 lux
Locaux de travail, vestiaires, sanitaires 120 lux
Locaux aveugles affectés à un travail permanent 200 lux

Tâches et postes

Activités et situations de travail

Postes de travail

Sources naturelles Les postes du BTP avec des travaux extérieurs
Sources artificielles La plupart des postes de travail peuvent être amenés à utiliser des sources artificielles : début et fin de journée en hiver pour les salariés travaillant en extérieur, et en intérieur tout au long de la journée.

Fiches FAST liées

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Niveau d'exposition

Temps : durée - fréquence

Exposition

Permanente

Fréquente

Intermittente

Occasionnelle

%

> 70

> 30

> 5

< 5

Jour

> 6 heures

> 2 heures

> 30 mn

< 30 mn

Semaine

> 3 jours

> 1 jour

> 2 heures

< 2 heures

Mois

> 15 jours

> 6 jours

> 1 jour

< 1 jour

Année

> 5 mois

> 2 mois

> 15 jours

< 15 jours

Conditions d'exposition

Matériaux

Déséquilibre des luminances : idéal inférieur ou égal à 3, très défavorable supérieur ou égal à 50.

Matériels

Incandescence, halogène, néon

Cofacteurs environnementaux

Murs sombres ou très réfléchissants. Travail face à la fenêtre (contraste des luminances). Reflets (écrans, cf fiche écran).

Facteurs individuels

L’âge : à 40 ans il faut 2 fois plus de lumière qu’à 20 ans. Mauvaise acuité visuelle, cataracte.

Barème de décision

Critères complets

Les coefficients de pondération s'additionnent : proposition d'action médicale renforcée pour un total supérieur ou égal à 5.

Conditions d’exposition

Permanente

Fréquente

Intermittente

Occasionnelle

Travail extérieur : début et fin de journée en hiver

2

1

1

1

Eclairage en dessous du minimum légal

3

2

1

1

Éclairage inadapté

3

2

1

1

Sujet > 40 ans

1

1

0

0

Critères simples

Minimum légal : extérieur : 10-40 lux. Intérieur : 60-120 et 200 lux.
Minimum recommandé ext / int = 100 Lux

Contenu des actions

Suivi règlementaire

Suivi individuel de l’état de santé des travailleurs

Non concernée.

Surveillance post professionnelle

Non concernée.

Modalités du suivi individuel de l'état de santé

• Moyens techniques : dossier médico-professionnel contenant les descriptions du poste de travail et mesurages -Étude de poste permettant d’évaluer les niveaux d’éclairement et les rapports d’éclairement (<1/5) -Métrologie des lieux de travail (minimum légal qui est très inférieur aux besoins physiologiques et à la circulaire du 11-4-84). Le luxmètre doit être un outil de base pour tous les médecins

• Signes : Examen des éléments transparents de l’appareil visuel. Acuité visuelle de loin et de près.

• Actions : information du risque d’accident.

Prévention

Prévention collective

• Quantititative : adapter l’éclairage aux tâches de travail (minimum 100 Lux) : travail sur écran… Éclairage suffisant : 300 à 400 Lux pour les bureaux avec des écrans et 800 lux pour les bureaux de dessin. Voir les Recommandations de l’AFE. Maintenance du rendement du système d’éclairage (empoussièrement, baisse du flux lumineux par vieillissement des lampes …). • Qualitatif : hallogène : préferer l’éclairage indirect. Néon : exiger un large spéctre, des tons chauds et une température de couleur élevée.

Prévention individuelle

Eclairage d’appoint si nécessaire en respectant l’équilibre des luminance (< 3).

Réparation

Les hallogènes de puissance (séchage de carrosseries) peuvent entrainer des brûlures cutanées (coup de soleil) à déclarer en L. 461-6.

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