Chargé affaires BTP

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Fiche FAST n° 04-12-15 | (03/12/2015)

Les informations fournies par cette fiche sont indicatives, sans valeur légale et sans caractère obligatoire.

Description de l'activité

Cadre de l’entreprise, sa mission est polyvalente : technique, financière, juridique et commerciale ; il doit avoir une connaissance parfaite du monde du BTP.

A l’écoute des besoins du marché, prospecte et fidélise une clientèle dans un secteur d’activité ou sur une zone géographique précise, sous la responsabilité d’un chef d’agence, d’un responsable de secteur ou d’un directeur régional ; s’il exerce dans une PME, seconde le chef d’entreprise sur l’ensemble de la clientèle et des projets ;

Il est également chargé de se tenir informé des appels d’offres, les réceptionne, vérifie leur faisabilité en tenant compte des moyens de l’entreprise, de son plan de charge, des normes et des règlementations en vigueur ; il analyse le cahier des charges .

Recueille et analyse les besoins d’un client pour un projet de bâtiment, apporte une réponse commerciale, après analyse technique et financière de sa demande.

Est responsable de la relation commerciale avec le client, de l’étude technique, de l’organisation et du suivi des chantiers dont il assure le suivi administratif et financier;

Selon l’importance du chantier et l’organisation de l’entreprise, réalise lui-même les études ou les confie au bureau d’études ; réalise ou coordonne les études techniques (définition des méthodes), et les études de prix, pour proposer la meilleure offre, rédige le contrat et procède à la mise au point du dossier marché ; il transmet l’offre au client, selon les directives globales édictées par la direction générale, ou par son responsable hiérarchique direct auquel il rend compte.

Le contrat une fois signé, assure le transfert du dossier aux équipes travaux chargées de la production ; suit le projet dans sa réalisation avec le conducteur de travaux ou le chef de chantier, jusqu’à la réception de l’ouvrage (dans les grandes entreprises).

Dans les PME, est responsable de l’organisation, de la réalisation technique des travaux; en assure le suivi administratif et financier, coordonne les acteurs de la construction, gère les différents intervenants lors de la mise en place du chantier (les sous-traitants, le bureau d’étude, le client, les fournisseurs) ; est présent sur le terrain ; Il peut s’occuper de l’achat de matériel et parfois de l’encadrement des ouvriers.

Gère le chantier dans le respect de l’environnement, des règles de sécurité et de la démarche qualité et assure le suivi des travaux jusqu’à la réception des ouvrages. Il doit assurer un compte rendu permanent de l’avancement et de la gestion de l’économie de son chantier  auprès de sa hiérarchie.

Intervient sur plusieurs chantiers de travaux neufs de bâtiment, réhabilitation, rénovation, et restauration que son entreprise doit réaliser en lots séparés, en entreprise générale ou en groupement.

Réceptionne les travaux, clôture et réalise le bilan, et en rend compte à son responsable ou chef d’entreprise.

Son activité se déroule au bureau, sur les chantiers et en visite à l’extérieur de l’entreprise. Le travail impose des horaires variables et une grande disponibilité.

Il effectue donc de nombreux déplacements routiers pour se rendre sur les différents sites ; peut se déplacer à l’étranger.

Son rôle exige qu’il soit un bon communiquant, et qu’il ait une aisance naturelle dans les relations sociales.
Il doit avoir une forte capacité d’adaptation et de réactivité (pour chaque chantier, chaque client et leurs requêtes).

Il doit être organisé et rigoureux pour achever chaque étape du projet avec succès ; il doit également assurer un suivi régulier de tous ses clients.

Exigences

  • Charge Mentale
  • Capacité Réflexion /Analyse
  • Conduite VL
  • Contact Clientèle
  • Déplacement à l'étranger
  • Esprit Sécurité
  • Grand Déplacement
  • Horaire Travail : dépassement d’horaires
  • Multiplicité Lieux Travail (suivi de plusieurs chantiers)
  • Sens Responsabilités
  • Travail en Equipe

Accident du travail

  • Risque routier
  • Chute Plain-Pied
  • Chute Hauteur
  • Renversement par engin/véhicule

Nuisances

  • Risque Psychosocial (RPS) / Stress: délais d'exécution des chantiers; usage du téléphone mobile et de la messagerie, pression des clients, des fournisseurs, de la hiérarchie; horaires, urgences, interruptions intempestives, aléas de chantier, etc...; responsabilité: organisationnelle, technique et humaine

Actions préventives

Mesures organisationnelles

CARTE IDENTIFICATION PROFESSIONNELLE (CIP)

Applicable depuis mars 2017 sont concernés :

  • Les employeurs établis en France dont les salariés accomplissent, dirigent ou organisent, même à titre occasionnel, accessoire ou secondaire, dans les secteurs du Bâtiment et des Travaux Publics.
  • Les entreprises de travail temporaire établies en France employant des salariés du BTP
  • Les employeurs qui ne sont pas établis sur le territoire français et qui détachent des salariés pour effectuer l'un ou plusieurs de ces travaux et une opération annexe directement liée dans le cadre d'une prestation de services internationale

L’association « Congés intempéries BTP- Union des Caisses de France » est chargée de délivrer la carte d'identification professionnelle, ainsi que de sa gestion administrative, technique et financière.

Une redevance couvrant les charges afférentes à la gestion de la carte est prévue par l’union des Caisses à la charge des employeurs concernés.

La carte d’identification professionnelle délivrée par l’Union des Caisses est une carte individuelle sécurisée, qui répond à un formalisme bien spécifique. Elle comporte :

  • l'identité du salarié : nom, prénoms, sexe ;
  • la date de délivrance et le numéro de gestion de la carte ;
  • un code permettant d'accéder aux données relatives à l'emploi ;
  • les coordonnées de l'union des caisses ;
  • une photographie d'identité du salarié conforme aux normes relatives aux passeports ;
  • la raison sociale de l'entreprise, son numéro SIREN, son logo (à sa demande) ;
  • le cas échéant les mentions : « salarié intérimaire », « salarié intérimaire détaché ».

La validité de la CIP correspond à la durée du contrat de travail des salariés (durée totale des contrats en cas de succession de CDD), employés par les entreprises établies en France.

La carte des salariés intérimaires employés par des entreprises de travail temporaire établies en France est valide 5 ans.

Les travailleurs détachés en France, intérimaires compris, ont une carte valide pendant la durée de leur détachement.

La carte peut être renouvelée.

La demande de carte d’identification professionnelle se fait par l’employeur lors de l’embauche ou du début de mission (s’il est intérimaire) du salarié, auprès de l’union des Caisses. Il doit fournir les renseignements énoncés ci-dessus figurant sur la carte, ainsi qu’une photographie d’identité du salarié.

Dans le cas des salariés intérimaires détachés, c’est l’entreprise utilisatrice qui devra effectuer cette déclaration.

Préalablement à cette demande, l’employeur informe le salarié de la transmission de ses données personnelles à l’union des caisses.

L’union des caisses vérifie la véracité des déclarations et que le salarié n’est possesseur d’aucune autre carte valide.

La demande, dématérialisée, est faite sur le site de www.cartebtp.fr.

Tout maître d'ouvrage ou tout donneur d'ordre peut par ailleurs vérifier auprès de l'union des caisses que les salariés de son cocontractant, d'un sous-traitant direct ou indirect ou d'un cocontractant d'un sous-traitant ont été déclarés auprès de cet organisme et que leurs cartes ou attestations ont été émises par celui-ci. Cette vérification est faite selon la procédure prévue par cet organisme.

En cas de manquements aux obligations de déclaration et d'information l’agent de contrôle de la direction du travail, des finances publiques ou des douanes transmet un rapport à la DIRECCTE, qui peut prononcer une amende administrative, d'un montant de 2000 euros par salarié (4000 euros en cas de récidive), dans la limite de 500 000 euros par entreprise.

Le titulaire de la carte d'identification professionnelle ou de l'attestation provisoire est tenu de la présenter sans délai à toute demande des agents de contrôle.

 

RISQUE PSYCHOSOCIAL (RPS)

Il s’agit de l’ensemble des risques engendrés  par les conditions d’emploi, les facteurs organisationnels et relationnels au sein d’une unité de travail  mettant en jeu la santé mentale d’un ou de plusieurs salariés:

Les facteurs psychosociaux de risque au travail peuvent se regrouper autour de 6 axes :

  • L’intensité du travail et le temps de travail : l’intensité et la complexité du travail dépendent des contraintes de rythme, de l’existence d’objectifs irréalistes ou flous, des exigences de polyvalence, des responsabilités, d’éventuelles instructions contradictoires, des interruptions d’activités non préparées et de l’exigence de compétences élevées. Le temps de travail influe sur la santé et le bien être par sa durée et son organisation.
  • Les exigences émotionnelles : les exigences émotionnelles sont liées à la nécessité de maîtriser et façonner ses propres émotions, afin notamment de maîtriser et façonner celles ressenties par les personnes avec qui on interagit lors du travail ; devoir cacher ses émotions est également exigeant. 
  • L’autonomie insuffisante : l’autonomie au travail désigne la possibilité pour le travailleur d’être acteur dans son travail, dans sa participation à la production de richesses et dans la conduite de sa vie professionnelle ; elle inclut non seulement les marges de manœuvre, mais aussi la participation aux décisions ainsi que l’utilisation et le développement des compétences. La notion d’autonomie comprend l’idée de se développer au travail et d’y prendre du plaisir.
  • La mauvaise qualité des rapports sociaux au travail : les rapports sociaux au travail sont les rapports entre travailleurs ainsi que ceux entre le travailleur et l’organisation qui l’emploie ; les rapports sociaux à prendre en compte sont les : relations avec les collègues, avec la hiérarchie ; la rémunération ; les perspectives de carrière ; l’adéquation de la tâche à la personne ; les procédures d’évaluation du travail : l’attention portée au bien être des travailleurs.Les pathologies des rapports sociaux comme le harcèlement moral, doivent être prises en compte.
  • Les conflits de valeur : une souffrance éthique est ressentie par une personne à qui on demande d’agir en opposition avec ses valeurs professionnelles, sociales ou personnelles. Le conflit de valeurs peut venir de ce que le but du travail ou ses effets secondaires heurtent les convictions du travailleur, ou bien du fait qu’il doit travailler d’une façon non conforme à sa conscience professionnelle

  • L’insécurité de la situation de travail :l’insécurité socioéconomique peut provenir du risque de perdre son l’emploi, du risque de voir baisser le revenu qu’on en tire ou du risque de ne pas bénéficier d’un déroulement «normal» de sa carrière ; des conditions de travail non soutenables sont aussi génératrices d’insécurité ; des incertitudes susceptibles de créer une insécurité peuvent aussi porter sur l’avenir du métier ou l’évolution des conditions de travail ;de telles craintes peuvent être motivées par l’expérience de changements incessants ou incompréhensibles. 

Ils doivent être repérés et consignés dans le document unique d’évaluation des risques.(DUER)

Ils existent des indicateurs d’alerte: augmentation de l’absentéisme, turn-over important, conflits fréquents, salariés ne participant plus aux projets collectifs et aux temps collectifs de l’entreprise, addictions aux médicaments, alcool, drogues...

Il faut agir: sur l’organisation du travail et le management:

« Une surcharge de travail et des méthodes de management brutales sont susceptibles de constituer des faits de harcèlement moral dès lors qu’elles viennent altérer la santé des salariés » Cour Cassation.

  • Revoir la répartition des tâches et de la charge de travail
  • Repréciser «qui fait quoi» dans l’entreprise
  • Planifier de manière plus optimale le travail
  • déléguer suffisamment de  responsabilités aux managers de proximité pour qu’ils aient  la latitude de gérer les dysfonctionnements
  • Développer l’autonomie en, en  donnant les moyens
  • Favoriser le travail en équipe et l’entraide
  • Clarifier les règles de fonctionnement (procédure, process…)

Un des enjeux majeurs  de la prévention des RPS consiste à mettre en place les conditions d’un dialogue social enrichi et constructif, en associant les différents acteurs concernés (on insistera sur l’implication des cadres de proximité)

 

RISQUE ROUTIER

Intégrer le risque routier dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) est essentielle.

La conduite professionnelle doit être considérée comme une activité de travail à part entière.

L'optimisation des déplacements est la première mesure de prévention contre le risque d'accident de la route.

Les déplacements doivent se préparer à l'avance : prise des rendez-vous, planification des tournées, choix des itinéraires (de manière à optimiser les trajets en fonction des chantiers), appréciation des distances à parcourir. 

Bonne préparation des chantiers en amont (matériels, matériaux..), évitant des allers retours inutiles en véhicule vers le dépôt ou l’atelier

Gestion des besoins et des  pratiques de communications :

Depuis le 01/07/2015 : les kits mains-libres ou comprenant une oreillette sont interdits pour tous types de véhicules en circulation (VL, PL,VUL) Il est avéré que l'utilisation du téléphone au volant accroît considérablement le risque d'accident, Interdiction d'utilisation du téléphone lors des déplacements en véhicule ; et détermination de plages d'appel : sur les temps de pause de conduite ou à l'arrivée :

L’interdiction concerne inclut aussi tous les appareils émettant un son et qui se portent à l’oreille (appareils émettant de la musique ou un téléguidage).

En cas de journée fatigante loin de l’entreprise, prévoir « un découcher »à l’Hôtel au lieu de rentrer le soir même, avec une forme physique dégradée source d’accident.

Vérifier la validité des permis de conduire des salariés une fois/an

Mesures techniques

AMÉNAGEMENT BUREAU

L’espace sera réparti en bureaux individuels et collectifs(en fonction du niveau hiérarchique, du type de travail, des communications téléphoniques, des visiteurs extérieurs, des relations transversales au sein de l’entreprise…).

Prévoir un espace optimal par personne ; un éclairage naturel sans apport thermique excessif (stores, pare soleil) ; un chauffage avec réglage individuel par bureau ; tenir compte de la fréquence des liaisons inter services pour l’implantation des bureaux; la circulation doit être facile (optimiser l’emplacement des bureaux par rapport au local photocopie, toilettes, vestiaires, escaliers, ascenseurs….) ; prévoir des lieux d’échanges (sans gêner l’activité des bureaux voisins) ; et un local fumeur avec extracteur d’air .

Pour l’aménagement intérieur des bureaux : prévoir des plans de travail de dimension suffisante tenant compte de la variété des tâches ( plan de travail réglable en hauteur en prenant le coude à 90° comme référence pour le clavier ), de la dimension des matériels (clavier, écran) ;des sièges à piètement 5 branches avec assise et dossier réglable ;  des largeurs de passage suffisantes pour accéder au poste de travail et aux éléments de rangement ;

Des luminaires permettant une bonne homogénéité d’éclairement sans éblouissement (grilles de défilement) ; des couleurs claires mates ou satinées  pour  les murs et plafonds ; un niveau de bruit acceptable (machines bruyantes à l’extérieur du bureau : photocopieuse, certaines imprimantes) ;les bureaux seront pré câblés en plinthe murale ou plancher technique (supprimant fils et câbles apparents source de chute de plain-pied.

RISQUE PSYCHOSOCIAL (RPS)

Souvent lié à l’inadéquation entre les objectifs fixés : le prescrit, et les moyens fournis aux salariés pour les atteindre: le réel

Fournir les moyens humains et donner le temps pour réaliser le travail en tenant compte du travail réel et non du prescrit très souvent discordants.

Fournir les moyens matériels nécessaires et adaptés au travail (machines, aides à la manutention, EPI...)

RISQUE ROUTIER
  • 1/3 des déplacements dans l’artisanat du bâtiment sont dus à des oublis de matériels ou matériaux.
  • 20 minutes par jour : c’est le temps moyen gagné lorsqu’un véhicule est bien aménagé.

Pour rouler en sécurité avec son VUL :

  • Effectuer un contrôle technique annuel:

Compte tenu des conditions d'utilisation intensive des VUL, un contrôle technique annuel permet d'assurer une vérification plus fréquente des éléments de sécurité.

  • Mettre en place un carnet d'entretien pour chaque véhicule à  la disposition de l'utilisateur :

L'utilisation d'un carnet de suivi et d'entretien permet de formaliser par écrit le relevé des défauts visuels apparents et d'assurer une traçabilité de l'entretien ; d'améliorer l'état général et la disponibilité du parc ; elle réduit également le risque de panne et contribue à une bonne image de marque de l'entreprise.

Un carnet de suivi pour chaque véhicule permet de fournir : une information actualisée sur son état, notamment quand il change souvent d’utilisateurs. Il garantit également la transparence en matière de responsabilité de chacun, le code de la route considérant le conducteur comme premier responsable de l’état du véhicule dans lequel il a pris place.

C'est un engagement mutuel de la part du chef d'entreprise et des salariés.

  • Surveiller  régulièrement les pneumatiques : vérification de l’usure et gonflage réguliers permettent  d'améliorer la sécurité du VUL.
  • Opter pour un airbag conducteur et passager : pour mieux protéger les occupants en cas de choc frontal.
  • Equiper son VUL avec l'ABS: permet  d'en augmenter le niveau de sécurité.
  • Equiper son VUL : d’un dispositif d’aide au freinage d’urgence (AFU ou équivalent) d’un contrôle électronique de la stabilité (EPS  ou équivalent)  permet d’améliorer la tenue de route, en particulier en situation de charge.
  •  Mettre  en place un indicateur de charge (respect des charges PTAC n’excédant pas 3,5 tonnes) : le risque de surcharge involontaire existe en l'absence de dispositif simple de contrôle de la charge, avec les conséquences graves que cela peut entraîner.

Le véhicule doit être en adéquation avec le métier de l’entreprise et spécialement aménagé pour une sécurisation globale des chargements :

  • une cloison de séparation sur toute la largeur et la hauteur du véhicule ; choisir une cloison de séparation pleine plutôt que grillagée, permet d'optimiser la retenue de la charge ; elle évite en outre la propagation des bruits et des odeurs entre la cabine et l'arrière et préserve le confort thermique de la cabine.
  • un système d'arrimage adapté aux masses et volumes transportés : des montants équipés de nombreux points d’ancrage fixes solidaires du châssis, pour un bon  arrimage des charges même les plus lourdes( bonbonnes de gaz, chaudières..) permettant ainsi d’attacher les matériels et matériaux avec des sangles, filets d'arrimage .

En effet en cas de choc à 50 km/h le chargement est projeté vers l'avant avec une force comprise entre 20 et 40 fois son poids et peut tuer les occupants du véhicule, même avec une cloison de séparation. 

Equiper le véhicule avec des étagères, tiroirs, racks, ainsi que des coffres  de rangement, ou mallettes mobiles pouvant être utilisées ensuite sur les chantiers.

Véhicule équipé d’un plan de liaison plancher-sol (rampe amovible d’accès) ou doté d’une potence avec palan ou treuil électrique facilitant les manutentions lors du chargement /déchargement d’éléments lourds, diminuant ainsi la pénibilité.

Equiper le véhicule  d’une ventilation haute et basse pour éviter toute concentration de gaz (fuite d’une bouteille).

Placer une galerie sur le toit pour le transport des pièces longues arrimées avec des tendeurs à crochets ; le transport sur galerie de charges ne doit pas dépasser 3 mètres à l’arrière et être  signalé par des dispositifs réfléchissants ;

Installer un porte échelle sur la galerie : permet de charger et décharger sans effort et rapidement les échelles sur la galerie, son déploiement se fait manuellement ou à l’aide d’une télécommande évitant de monter sur le toit du véhicule.

Charger en premier les éléments les plus lourds, au centre du véhicule et les éléments les plus longs en partie basse pour une bonne répartition des charges;

Mise en place d’un hayon intérieur compact pour faciliter le déchargement de charges maximales de 150 Kg (bouteilles de gaz, petites machines, etc…) ; grâce à un bâti articulé, la plateforme montée sur la porte arrière ou la porte latérale du fourgon peut pivoter d’une position de route( l’intérieur du véhicule), à une position de travail extérieure, puis monter et descendre .

Le véhicule grâce à une banquette arrière et une séparation repliable pourra transporter de 2 à 8 passagers.

Si le VUL est équipé d'un plateau, un caisson indépendant pourra être prévu pour les outils et EPI (fermé à clé).

Chaque véhicule doit être équipé d’un extincteur, d’une trousse de secours.

 Présence obligatoire d’un gilet rétro-réfléchissant et d’un triangle de signalisation à bord.

Mesures humaines

RISQUE PSYCHOSOCIAL (RPS)

Développer le dialogue et la communication:

  • concertation et implication des salariés dans les projets et les objectifs de l’entreprise

  • communication régulière avec les salariés sur la stratégie de l’entreprise

  • mise en place de réunions de groupe et d’échanges centrés sur les métier(s), l’activité professionnelle et l’organisation du travail.

Favoriser la reconnaissance et l’évolution professionnelle :

  • en donnant une visibilité aux objectifs et à la stratégie de l’entreprise
  • en définissant des critères objectifs d’évaluation des salariés garantissant l’équité et réduisant ainsi les tensions entre individus
  • en développant la formation et la professionnalisation en conjuguant besoins de l’entreprise et attentes des salariés
  • en rendant plus visibles l’évolution dans l’entreprise et les perspectives de carrières
  • en reconnaissant les compétences et le travail effectué par une évolution vers de nouvelles fonctions ou la prise de responsabilités.
SENSIBILISATION RISQUE ROUTIER

Les conducteurs des VUL doivent être informés sur leurs responsabilités et en particulier :

  • de l’obligation de respecter le Code de la Route sur les voies publiques et privées
  • de la nécessité d’entretenir le véhicule
  • des vérifications à faire avant de prendre la route
  • des techniques de chargement du véhicule et d’arrimage des charges
  • des procédures à suivre : pour le contrôle visuel des défauts apparents et l’actualisation du carnet de suivi du véhicule
  • des dispositions à prendre en cas d’accident
  • Ils doivent être également alertés sur les facteurs de risques  liés à la conduite et sur les mesures de prévention :

sensibilisation risque routier

 

 

 

 

  • Ne pas consommer d’alcool, de stupéfiants ou de médicaments incompatibles avec la conduite avant de prendre la route
  • Ne pas court-circuiter les équipements de sécurité passive
  • Faire au moins une pause toutes les deux heures, s’arrêter dès que l’on éprouve le besoin de dormir, proscrire les longs trajets après une journée de travail, pour éviter les risques liés à la fatigue et au manque de sommeil
  • Interdiction absolue de l'utilisation du téléphone portable au volant
  • Faire contrôler régulièrement son acuité visuelle et adopter une correction adaptée le cas échéant

Surveillance médicoprofessionnelle

Surveillance médico-professionnelle : se reporter aux nuisances et à leurs fiches FAN éventuelles